Aménagement et valorisation d’un site abritant la moule perlière et une avifaune remarquable le long de la rivière Bès sur l’Aubrac

Une moule perlière dans le cours d'eau du Bès@ FDPPMA48

  1. Contexte

Le projet se situe sur le haut plateau de l’Aubrac sur le bassin versant du Bès (département de la Lozère). L’activité principale sur ce territoire est l’agriculture avec de nombreuses estives. Sur ce secteur, deux carrières d’extraction de sable en lit majeur sont installées dont l’une est encore en activité. Ces deux activités sont situées à proximité du ruisseau du Bès et du Roupiou, qui abritent sur quelques kilomètres une population de moule perlière. La zone humide formée suite à l’activité d’une des carrières, est devenu un site majeur de halte migratoire pour l’avifaune du secteur ainsi qu’un site de reproduction idéal.

  1. Origine de l’initiative

Le projet est inscrit dans le cadre du volet 3 pour les habitats d’espèces patrimoniales de l’appel à projet « Initiatives pour la Biodiversité » de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne. Les deux fédérations se sont associées chacun dans leurs compétences respectives et complémentaires :

* la fédération pour la pêche et la protection du milieu aquatique de la Lozère porte la restauration des habitats de la moule perlière en bordure des cours d’eau du Bès et du Roupiou,

* la fédération des chasseurs de Lozère porte la préservation des habitats pour l’avifaune de la zone humide.

  1. Objectif du projet

L’objectif du co-projet est de mettre en œuvre des actions afin de conserver l’attractivité des deux milieux humides (lagune et cours d’eau) pour le maintien des espèces remarquables présentes. Dans un contexte de changement climatique important limitant le débit du cours d’eau et participant à un réchauffement des eaux, les riverains du Bès (agriculteurs et exploitant de carrière) ont accepté que soit réalisée la création d’une ripisylve arborée sur plusieurs kilomètres. La restauration de la continuité écologique entre le cours principal du Bès et son affluent le Roupiou sera également réalisée. Dans la zone humide artificielle, la dynamique d’embroussaillement sera limitée par l’installation d’une activité agricole et de nouveaux habitats propices à la nidification créés (haie + roselière).

4. Les partenaires

Ce projet ne pourrait avoir lieu sans la participation active dans le cadre du projet travaux et/ou suivi incidence :

* des agriculteurs, des gestionnaires des carrières et de la commune de Saint-Laurent-de-Muret (autorisation, validation technique),

* la Communauté de Communes de l’Aubrac Lozérien (structure porteuse de Natura2000 Plateau de l’Aubrac lozérien) pour leur participation à l’évaluation des incidences et au suivi incidence,

* du Lycée agricole Publique de la Lozère (EPL48) , et plus précisément des classes de BacPro Agricole – Hippique et des BTSA GPN pour leur participation au dimensionnement du dispositif d’abreuvement solaire et à la gestion de la ripisylve le long du Bès et dans la zone humide,

* du PNR Aubrac pour leur participation au suivi incidence du projet et à la promotion de la démarche sur l’ensemble du bassin du Bès,

* de l’école primaire de Nasbinals pour la réalisation de quelques plantations,

* du COPAGE pour le suivi incidence des travaux en milieu humide,

* des Services de l’Etat (DREAL, DDT, AFB, ONCFS) pour les autorisations réglementaires nécessaires,

*de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne pour leur soutien financier et leur accompagnement technique

 

5. Quelques photographies de la mise en place des aménagements en bordure du Bès

Mise en défends des berges pour permettre les plantations

Création d'un point de captage d'eau

Plantations des arbres avec l'aide des élèves du LEGTA                                              de Saint-Chély d'Apcher

Quelques photographies de la mise en place des aménagements dans la parcelle agricole : création de deux points d'abreuvement via un captage collectif

bacs stabilisés pour l'abreuvement des bovins

Cuve enterrée alimenté par le captage (énergie solaire) permettant l'alimentation vers 5 bacs d'abreuvements sur deux parcelles voisines

 

A venir au printemps 2019 : les travaux de restauration de la continuité écologique sur le Roupiou, une nouvelle plantation de 500 arbres qui viendra compléter la première intervention équivalent de l'automne 2018 et la rénovation de la clôture de la rive droite.