Les Gardons Cévenols
Les Gardons Cévenols en Lozère

Les gardons cêvenols en Lozère idéal pour la pêche

Dans le département de la Lozère, les Gardons cévenols comprennent principalement trois cours d’eau qui prennent leur source entre 700 et 900 m d’altitude, au coeur d’un arc de cercle qui va de La Can-de-l’Hospital à l’Ouest, aux pentes de la montagne du Bougès, à l’Est. Dans la Vallée-Française coule le Gardon de Sainte-Croix qui, avec son principal affluent, le Gardon de Saint-Germain, lui-même grossi plus haut par les eaux du Gardon de Saint-Martin, va former au Martinet, le Gardon de Mialet, sept kilomètres avant sa sortie du département.

La Vallée Longue, parallèle à la Vallée Française, conduit du col de Jalcreste à Saint-Julien-des-Points, les eaux du Gardon d’Alès. Le schiste, habillé de bruyère, à l’ombre des grands châtaigniers, piliers de la culture agro-alimentaire de ces vallées, est roi.

Seule une partie du chevelu donnant naissance au Gardon de Sainte-Croix, est issu de terrain karstique ; c’est un élément favorable à un grossissement plus rapide des truites fario, nombreuses sur les Gardons cévenols à l’exception des secteurs les plus en amont à très forte pente (chevelu) dans lesquels la productivité piscicole est très faible, et des parties basses plus propices aux cyprinidés d’eaux vives.

Enfin, les Gardons cévenols, tous classés en première catégorie en Lozère, offrent des eaux parfaitement limpides et d’une très bonne qualité sanitaire.

Parcours en amont

Gardon de Sainte-Croix : du hameau de Biasses jusqu’à Sainte-Croix-Vallée Française.
Gardon de Saint-Germain : toute la partie en amont du hameau de La Bastide ainsi que la totalité du Gardon de Saint-Martin.
Gardon d’Alès : de Saint-Privat-de-Vallongue jusqu’à l’embranchement de la RN 106 et de la route conduisant à Saint-Hillaire-de-Lavit.
Sur ces hauts parcours, généralement sportifs, d’accès difficiles, boisés, voire embroussaillés, les Gardons s’écoulent en une succession de vasques et de radiers, dans un lit bloqué par la roche schisteuse.
C’est le domaine privilégié des vairons et chabots, mais surtout de la truite fario, en belle densité, que les pêcheurs traquent au moyen des techniques de la pêche au toc, au ver ou aux larves naturelles, à l’utra- léger, voire à la mouche sèche.





Pêcheur sur les Gardons Cévenols

Parcours aval

Gardon de Sainte-Croix puis du Mialet : de Sainte-Croix-Vallée-Française au hameau des Bories, à la limite du département.
Gardon de Saint-Germain : du hameau des Bastides jusqu’à sa confluence avec le Gardon de Sainte-Croix.
Gardon d’Alès : de l’embranchement de la RN 106 et de la route de Saint-Hillaire-de-Lavit jusqu’à Saint-Julien-des-Points, à la limite du département.
Peu à peu grossis par leurs affluents, les Gardons s’élargissent au fond de ces vallées cévenoles en même temps que la pente décroît. Les eaux, toujours aussi limpides, s’écoulent sur un lit divaguant sur de larges gravières, lit sans cesse modifié par des crues successives et impressionnantes.

Quelques vasques profondes sont encore présentes dans lesquelles s’abritent les poissons au cours de l’été. Sur ces parties basses, la densité de truite diminue nettement au profit des barbeaux méridionaux, blageons, chevesnes et vandoises.

Les pêches au toc, aux larves naturelles, aux leurres artificiels, à la mouche ou au vairon manié dans les gourgs se révèlent tour à tour efficaces. Bien des pêcheurs utilisant le "buldo" en particulier, s’amusent à leurrer les innombrables blageons qui "mouchent" dans les courants.

Dans les environs du hameau de Biasses, sur la partie haute du Gardon de Sainte-Croix, la pêche est réservée aux adhérents d’une association locale de riverains.

Enfin, les pêcheurs désireux de découvrir les Gardons cévenols doivent noter que ces rivières présentent, au coeur de l’été, des assecs importants (aval de Saint-Germain-de-Calberte et du Martinet).

Gardons cévenols dans les cévennes en Lozère
 

De plus

Des fortes eaux d’équinoxe au sévère étiage de l’été au cours duquel ils se perdent sous terre, ici ou là, les Gardons cévenols présentent un caractère méditerranéen très marqué. Ils n’en demeurent pas moins attrayants pour le pêcheur désireux de s’immerger, loin de la trépidation des cités, au coeur de la vie de ces vallées typiquement cévenoles, imprégnées de l’histoire des Camisards et plus récemment de celle des maquisards et des hommes, au solide caractère, profondément attachés à leur terroir, qui les habitent.
peche en Lozere gardon

Retour en haut de la page