Le Lot
Le Lot en Lozère

Une nouveauté depuis 2005, la mise en valeur des “zones de piémont” qui concernent le Tarn (de Quézac à Prades) et le Lot (en aval de Chanac) avec, là où le poisson blanc occupe 95 % des niches écologiques, l’introduction de truitelles Arc-en-Ciel issues d’une sélection rigoureuse dans le but de redonner de l’attrait à ces parcours en favorisant les salmonidés afin de satisfaire la demande des pêcheurs. Mais attention ! Ces truites arc-en-ciel, que nous voulons sauvages, doivent grandir dans la rivière. Elles doivent être regardées par les pêcheurs comme des poissons nobles tout aussi respectables que les truites fario qui occupent 99% du linéaire lozérien et avec lesquelles elles peuvent facilement cohabiter dans les grandes rivières.

Le Lot prend naissance à 1200 m d’altitude sur le versant Sud de la montagne du Goulet, face au Mont-Lozère. S’étirant sur environ 95 km dans sa traversée de la Lozère, il traverse successivement – et se nourrit – des éléments des trois principales roches du département : le schiste, le granit et le calcaire.


C’est notamment en pénétrant dans les terrains karstiques, entre Bagnols-les-Bains et Mende, que le Lot va pouvoir offrir à la truite fario les possibilités d’une croissance plus rapide.

Une population d’ombres commun, introduite il y a quelques années, est présente dans les environs de Chanac.  S’y mêlent des barbeaux mais également des chevesnes, vandoises et sièges (aubours), en quantité non négligeable et dont la présence est indiscutablement pénalisante pour les salmonidés.

Dans sa traversée de la Lozère, le Lot est intégralement classé en première catégorie.

 

Parcours amont

Il s’agit d’un petit parcours de deux à trois kilomètres, des sources dans la forêt de hêtres et de résineux jusqu’au village du Bleymard.
Le Lot est ici un modeste ruisseau, et seuls les adeptes de la pêche au toc, au ver ou aux larves naturelles, ou à la surprise (à la sauterelle notamment), pourront prendre plaisir à leurrer les truites de petite taille de cette zone la plus en amont du Lot.

Peche à la mouche sur le Lot en Lozere

Parcours intermédiaire

À partir du village du Bleymard, les eaux cristallines du Lot, grossies par l’apport du ruisseau de Combe Sourde, s’engouffrent dans une vallée de schiste, étroite, boisée de hêtres. Le Lot court sur un lit constitué de “lauzes” glissantes. Entre le village de Chadenet et de Sainte-Hélène, la rivière pénètre en terrain granitique alors que la pente s’accroît brusquement. Le Lot a creusé dans ce granit une gorge profonde et tourmentée, seul lieu de cette haute vallée où il prend un caractère torrentueux et sauvage, en période de forts débits seulement, la rivière ayant perdu, dans les gorges, une partie de son eau turbinée à l’aval immédiat.
De Sainte-Hélène jusqu’à Mende, le Lot reprend un cours plus sage. Les zones de rapides alternent avec les zones calmes et les gourgs profonds. Le lit de la rivière est constitué de blocs, de graviers et de sable granitiques parmi lesquels apparaissent de plus en plus d’éléments calcaires.
Le Lot présente l’avantage d’offrir sur la totalité de son cours lozérien, à l’exception du parcours amont évoqué plus haut, une remarquable diversité topographique et hydraulique qui fait que toutes les techniques de la pêche à la truite sont efficaces, sans aucune exception.
Même si les berges sont boisées dans leur quasi totalité, la largeur du lit rend aisée la pêche en marchant dans l’eau.
Pecheur au bord du Lot en Lozère

Parcours aval

À partir de Mende et jusqu’à sa sortie du département à l’aval de La Canourgue, quelque 50 km plus bas, le Lot s’assagit encore dans cette basse vallée, élargit son lit, sans toutefois flâner au point de perdre la diversité de son caractère hydraulique.
Grossi par le Bramont, jolie rivière très calcaire, 7 km en aval de Mende, les eaux du Lot, à l’origine cristallines, deviennent plus opaques et chargées en limon.
Deuxième affluent d’importance, la Colagne offre au Lot (confluence aux Ajustons) un deuxième souffle et une puissance accrue, d’autant plus que la vallée est, ici, plus étroite.
Les eaux du Lot, sont riches en éléments nutritifs et en calcium, et abritent de belles truites dont les plus grosses sont pêchées au vairon manié. Il est possible toutefois de ferrer de très beaux spécimens, à la mouche, à l’occasion “des coups du soir” qui font suite à de chaudes journées, ou à la cuillère, pendant les périodes où les eaux sont plus agitées et oxygénées.
La rivière présente également un profil tout à fait bien adapté à la pêche à la longue coulée, aux larves naturelles. Enfin, sur quelques kilomètres en amont et en aval du bourg de Chanac, les ombres communs sont présents et offrent l’intérêt, contrairement à bien de leurs congénères d’autres rivières françaises, de bien monter sur la mouche sèche (l’opacité de l’eau ne permet pas la pêche à la mouche en nymphe à vue).
Il est à noter que le Lot a la réputation d’être la rivière du département la plus régulière sur le plan halieutique en raison d’une moindre sensibilité des espèces salmonicoles aux éléments climatiques. Il est vrai que l’altitude moyenne de la basse vallée, notamment, est bien inférieure à l’altitude moyenne du département et les conditions climatiques qui y règnent permettent une activité précoce et plus régulière des poissons.

 
 

De plus

Premier cours d’eau de la Lozère par ordre d’importance, le Lot, qui s’écoule d’est en ouest et traverse Mende, chef-lieu du département, a la particularité d’assurer l’union de deux zones distinctes au moins géographiquement et géologiquement : au sud, les Cévennes et les Grands Causses (Méjean et Sauveterre) ; au nord, la Margeride et l’Aubrac.
le Lot en Lozère

 
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